Qu’est-ce que l’électroménager ? Qu’entend-on par électroménager ? Définition de l’électroménager

En opposition aux machines/outils industriels, l’électroménager représente l’ensemble des outils / équipements fonctionnant à l’électricité utilisés pour les besoins domestiques. Apparu au début du XXe siècle aux Etats-Unis, l’électroménager connaît une augmentation exponentielle à partir des années 30. Dans l’équipement domestique, l’électroménager correspond au secteur blanc, c’est-à-dire tout ce qui touche au nettoyage, à la cuisine, la cuisson et au froid. (Les autres secteurs regroupent le son et l’image, la téléphonie, l’informatique, la destruction, les appareils de salissage et les produits oxydants). Depuis plus d’un siècle, les ménages emploient du matériel pour faciliter leurs tâches domestiques au quotidien.

L’électroménager se divise en deux sous-catégories : le petit électroménager (PEM) et le gros électroménager (GEM). Le premier rassemble les appareils pour la cuisine, le ménage (sol), l’hygiène et le corps, la préparation du café et le repassage. Dans le second, l’on retrouve tout l’équipement concernant le lavage, le froid (réfrigérateur) et la cuisson.

Quel est l’impact écologique des déchets électroménagers ?

Depuis 2006, l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) tient un Registre national des producteurs d’équipements électriques et électroniques. Cela lui permet de surveiller les quantités de matériel mises sur le marché, ainsi que les déchets. Le rapport des Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) a révélé les chiffres de l’année 2019.

939 millions de nouveaux appareils ont été mis sur le marché, soit 2 094 364 tonnes, ce qui représente une augmentation de 7% par rapport à l’année précédente. 83 % de ces équipements ont été destinés aux ménages, soit 13 appareils par habitant.

Les éco-organismes et autres systèmes ont collecté 854 906 tonnes d’équipements usagés dont 19% de petits équipements ménagers ; une augmentation de 7% en comparaison avec 2018, mais insuffisante pour atteindre l’objectif de 65% (taux calculé sur la moyenne des quantités mises sur le marché les trois années précédentes). 91% de cette collecte provient des ménages.

846 229 tonnes de DEEE ont été déclarées traitées, parmi lesquelles 771 041 proviennent des ménages. Il existe cinq types de traitement : préparation à la réutilisation (1%), réutilisation (0%), recyclage (75%), valorisation énergétique (10%), élimination (14%).

Ces déchets contiennent une certaine quantité de substances toxiques et polluantes, nocives et dangereuses pour l’environnement, mais également pour la santé. L’impact écologique varie selon la catégorie du produit, et s’aggrave si le produit n’emprunte pas le chemin de traitement adéquate, par exemple si un utilisateur le jette dans les ordures ménagères. L’incinération des déchets dégage des substances chimiques dans l’atmosphère. Le stockage de déchets entraîne la pollution des sols, de l’eau et de l’air. Certains matériaux inutiles sont abandonnés ou enterrés.

Selon une étude soutenue par l’ADEME en 2017, un foyer français possède en moyenne une centaine d’appareils électriques et électroniques, dont 15 PEM.

Pourquoi est-il préférable de réparer plutôt que de jeter ?

D’après une étude effectuée par le ministère de la transition écologique en 2017, un Français dépense en moyenne 14 € par an pour l’entretien de ses appareils électroménager. Généralement, un Français privilégie le rachat d’un appareil neuf, car le prix de la réparation est jugé trop élevé, les pièces détachées sont indisponibles, le nouveau produit est moins cher qu’avant. D’après une étude de l’Ademe, en 2020 seuls 36 % des propriétaires d’appareils en panne vont au
bout de la démarche de réparation. 40 % des appareils PEM sont jetés avant leur fin de vie / d’avoir épuisé leurs capacités de fonctionnement. La fabrication d’un produit d’électroménager dépense de l’énergie et utilise des substances dont extraction peut être dangereuse et peut découler d’un trafic illégal. De plus, on l’a vu précédemment, son traitement en fin de vie pollue et son recyclage n’est pas automatique.

Pour éviter le gaspillage, la meilleure solution consiste à réparer l’équipement et ainsi rallonger sa durée
de vie pour le rentabiliser un maximum.

Si vous avez l’âme d’un bricoleur, vous pouvez procéder à la réparation de votre appareil. Sur internet, des tutoriels peuvent vous guider. Pour pallier aux manques de pièces détachées, la loi anti-gaspillage de 2020 obligera bientôt les marques à noter un indice de réparabilité et à prévoir à l’avance la disponibilité des pièces internes et accessoires, la durée de leur construction.

Quelle démarche entreprendre pour réparer mon appareil d’électroménager ?

Avant toute chose, plongez dans la notice de votre appareil et assurez-vous que le problème n’a pas sa réponse à l’intérieur. Il suffit parfois d’un oubli, d’une pièce mal positionnée. Généralement sous forme de tableau, une liste vous informe des problèmes réguliers, de leurs causes et de ou des solutions pour les résoudre. Si le problème persiste, cela mérite un diagnostic plus poussé, il faut alors envisager une réparation.

Si vous ne vous sentez pas de réparer vous-même, si la manipulation est trop dangereuse, s’il s’agit d’une pièce de sécurité, il vous faut faire appel à un Centre Service Agréé (CSA). Moyennant un coût de la main d’œuvre, des techniciens prendront en charge votre appareil pour le remettre à neuf autant que faire se peut. Si votre appareil est sous garantie, vous ne débourserez pas un sou, sauf éventuellement des frais de transport.

Comment trouver un centre ? Rendez-vous sur le site de la marque de votre appareil, cherchez un onglet « réparation » ou « contact ». Avec votre adresse, vous trouverez le centre le plus proche de chez vous. N’hésitez pas à vous renseigner également auprès de votre revendeur ou directement au service consommateur de la marque de votre machine.